Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for the ‘Jean a dit’ Category

créationniste

Dans le document intitulé « Introduction à la Biologie Non-Darwinienne« , publié aujourd’hui sur son site, , commet, entre autres, une erreur de vocabulaire.

L’erreur porte sur le mot créationniste. (suite…)

Read Full Post »

stand-up

se lance dans le comique. 🙂 Pour l’instant le problème est qu’il fait rire plus jaune que franc. Mais il laisse des bulles qui sont intéressantes.

Après avoir manipulé les concepts de la foi qu’il prétend l’animer, inventant le concept de « catholique hérétique » et prônant un dieu dépourvu de la toute-puissance, que le credo chrétien lui attribue, il s’essaie à la redéfinition de la théorie d’évolution biologique (avant de s’attaquer à celle de la Science probablement); d’où l’effet comique. Effet renforcé par la transparence des sophismes dont il émaille son discours.

En prenant la défense de il me fait l’honneur d’un néologisme : « Oldcolaïser » (08-02-2007 à 00:18).

(mal)Heureusement je pense que les gens peuvent rester rationnels et logiques et être critiques à juste titre, sans qu’ils aient subi mon influence.

Ses réactions, quand on touche des points sensibles, sont probablement ce qu’il y a de mieux chez Staune (08-02-2007 à 00:40):

« page 20 Oldcola a encore écrit

« J’attendrai donc de voir l’article signe par VF où il dira que le déterminisme génétique n’est pas pour grand chose dans la gastrulation et que ses modèles invalident la théorie de l’évolution. »

C’est fou, insensé, ca devient pathologique!

Antoine tu m’écrira 100 fois
« Les modéles de Fleury confirment l’évolution et donc ne peuvent l’invalider »

…avant de continuer à poster des c***eries ici!« 

Jean Staune, le mot avec des étoiles que j’avais utilisé était « couilles », dans l’expression « partir en couilles » et non pas « conneries » ! Un effort de lecture SVP ! 😉
Cadeau pour Jean Staune et Vincent Fleury :

  1. Les modèles de Vincent Fleury n’ont rien à voir avec la ToE, ils sont phénoménologiques et laissent de côté une grande partie des données expérimentales.
  2. Les modèles de Vincent Fleury n’ont rien à voir avec la ToE, ils sont phénoménologiques et laissent de côté une grande partie des données expérimentales.
  3. Les modèles de Vincent Fleury n’ont rien à voir avec la ToE, ils sont phénoménologiques et laissent de côté une grande partie des données expérimentales.
    (suite…)

Read Full Post »

Homme Tron

Non, je ne me suis pas trompé pour le titre, Tron fait référence au film Tron.

C’est une autre des belles histoires que utilise dans la discussion « Dieu et la science, incompatible ? » [Sur la Toile], ici [jeanstaune – Envoyé le 30-11-2006 à 01:02].

Bien sûr il en a contre les méchants matérialistes qui ne le laissent pas aligner ses c*nn*r**s tranquillement.

Il a abandonné ses Plutoniens, mais il y a bel et bien des extra-terrestres servis pour arriver à dire que la Science peut s’occuper de l’existence de Dieu.

Pathétique à souhait le brave Jean, mais on doit lui reconnaître le même acharnement que celui de DaveScot, son admirateur. Il racontera n’importe quelle salade pour arriver à se faufiler en Science, non content de sa philosophie des sciences, son PhD fantôme (faudrait que d’Espagnat le coach pour une thèse un de ces jours, à la Tessier) et ses inepties quand il s’agit de biolo.

Jean Staune, l’homme Tron (le sous-titre du film lui va bien : The Electronic Gladiator; vous ne trouvez pas ? :-D)

Read Full Post »

Notes pour la critique de « La biologie non darwinienne », de Jean Staune

p1 §1 : MA & SN ne dirigent pas l’évolution.

p1 §3 : On en peut pas passer graduellement de la théorie d’évolution des espèces darwinienne à une autre. Du moment où l’on introduit un facteur autre que MA & SN il y a rupture nette.

p1 §5 : « …le darwinisme doit être remplacé par une

nouvelle théorie… » : qu’est-ce qui ferait du remplacement du darwinisme un devoir ? Ce que Goodwin appelle « une qualité inhérente et émergente » ne sont que des propriétés intrinsèques des biotes, apparues au hasard et sélectionnées par le milieu.

p3 §4 : « Ce processus paraît pourvu d’une logique propre que ne vient troubler aucune modification de l’environnement.« . Paraît est le verbe approprié, signifiant qu’il s’agit d’une hypothèse, mais la phrase devrait dire : « qu’aucune modification de l’environnement n’est venue troubler », pour ne rien présager des événement à venir.

p3 §5 : il n’y a pas de preuve que l’on puisse prévoir; l’analyse d’ADM concerne l’interprétation d’événements ayant déjà eu lieu et son modèle n’est pas validé, l’absence d’interaction entre propriétés des biotes et environnement n’est pas prouvée et les « sauts » sont d’ordre phénotypique et non pas génétique.

p3 §6 : Reste à identifier le support de l’information, le mode de stockage et les interfaces permettant la transduction et surtout montrer qu’il est indépendant de l’ADN

p3 §7 : piédestal vs pieds d’estale

p4 §1 : hasard « canalisé » certes; c’est ce que dit le couple MA & SN, MA : hasard & SN : sélection parmi les génotypes disponibles.

p4 §4 : Le problème de Chandebois sera de montrer que le cytoplasme n’est pas issu de l’information contenue par le génome. Quant à l’analogie avec l’arbre « fabriqué » à partir de la graine exclusivement à travers des facteurs internes, il semble que Mme Chandebois ignore complètement l’influence du milieu : variations de luminosité, température, hygrométrie, composition du terrain, parasites etc. Ce qui dans sa spécialité reviendrait à oublier l’amnios, le placenta, l’utérus, le corps maternel et son alimentation, etc. On finirait par croire qu’un oeuf, prenons celui d’une poule, puisse se développer à 4 °C sans problème.

p4 §6 : Ce que Chaline et Nottale montrent est au mieux une description des événements passés et de l’éventuel scénario si les mêmes conditions sont maintenues, ne tenant pas compte des événements extérieurs : variations climatiques, accidents de météorites, apparition de nouveaux pathogènes etc. Basé sur une hypothèse peu probable. Reste également de définir ce qu’une mutation importante est.

p5 §1 & 2 : Une hypothèse ne peut en aucun cas donner une « légitimité » ou une « crédibilité » dans le cadre du raisonnement scientifique.

p5 §3 : « l’impossibilité que l’évolution atteigne deux fois le même but« La faible probabilité que l’évolution atteigne deux fois le même résultat. Il ne s’agit pas de parler d’impossibilité dans un calcul probabiliste, ni de penser que l’évolution puisse avoir un but dans le cadre scientifique. Mais quand on ne comprend pas de quoi on parle…

p5 §5 : « chemins identiques » ! ah, la quête de l’absolu !

p9 §1 : Rectification quant aux débats existants : ceux remettant en cause le darwinisme sont des débats religieux ou philosophiques, pas scientifiques. Ce n’est pas parce qu’un scientifique dit quelque chose que c’est forcement « scientifique », même les scientifiques ont le droit de philosopher.

p10 §6 & p11 §1 : Mac Fadden affirme mais ne prouve pas.

p11 12 : Steele exit, Cairns exit, autant pour le lamarckisme et le support de/à Mac Fadden

Read Full Post »

En quoi l’undécalogue de Jean concerne le darwinisme (aka évolution des espèces) en particulier et non pas la démarche scientifique en général ? Est-ce à une théorie biologique en particulier qu’il s’attaque, avec tant de ferveur, ou à la définition de la Science en général à travers un cas particulier ?

A chacun de ses titre j’ai ajouté ma formulation; c’est vrai que Jean n’en est qu’à l’ébauche de son bouquin et qu’il a peu l’habitude de « parler science » et qu’il a méchamment besoin d’un coup de main. Ce n’est qu’une interprétation de ce qu’il souhaite signifier, parce que le propos n’est pas toujours clair. Mais il ne pourra pas me reprocher de ne pas faire des efforts pour lui montrer le droit chemin.

    La stratégie

  1. de l’inclusion
    validation d’une hypothèse
  2. de l’exclusion
    invalidation d’une hypothèse
  3. de la peur
    respect des bonnes pratiques
  4. du déplacement du problème
    énoncé clair et complet de l’hypothèse (voir 3)
  5. du « si c’est possible, ça existe »
    utilisation de tous les résultats disponibles (voir 3)
  6. de la belle histoire
    non acceptation des hypothèses sans modèles permettant de les tester (voir 3)
  7. du « il suffit d’attendre »
    le sens des priorités
  8. du « vous manquez d’imagination »
    exigence de rigueur dans les propos qui se disent scientifiques (voir 3)
  9. du « vous faites appel au mysticisme »
    ne pas se servir de causalité surnaturel pour expliquer les phénomènes naturels (voir 3)
  10. du « darwinisme insaisissable »
    suivre au plus près l’évolution de la discipline concernée (voir 3)
  11. du « vous vous répétez »
    éviter de s’accrocher à une hypothèse gratuite (sans modèle testable et/ou preuves l’ayant validée) (voir 3)

Je ne vois ici rien de spécifique au darwinisme ou aux sciences biologiques, on reste dans le cadre général des sciences, allez, je dirai même de la Science.

Je fais référence sept fois à la règle (plutôt que stratégie) n°3, le « respect des bonnes pratiques ». Il y a un chemin simple pour passer d’une intuition à une théorie scientifique. Il est simple, mais pas toujours facile à suivre et je peux comprendre que les petites natures puissent être tentées de passer à côté pour aller plus vite.

Une intuition arrive.
On oublie souvent que c’est la base de la recherche scientifique.

On commence par formuler une hypothèse, la bordant soigneusement, définissant son domaine d’application, énonçant clairement le point de départ et ce que l’on souhaiterais prouver.
Etre précis évite les discussions inutiles quant au déplacement des problèmes.

Puis, on choisi les outils disponibles (ou on en invente des nouveaux) nécessaires pour tester l’hypothèse.
En passant on peut même déposer un ou deux brevets d’invention, ce qui facilitera le financement du projet.

On écrit un modèle décrivant l’hypothèse et la façon de la tester avec les outils choisis. Si des résultats sont déjà disponibles, on les inclut soigneusement dans son modèle (on parle souvent d’état de l’Art, c’est mignon non ?).
Il faut toujours se tenir au courant de l’état des connaissances de son domaine, toujours.

On cherche les moyens (humains, techniques et financiers) qui permettront de réaliser les expériences permettant de tester l’hypothèse.
Pas toujours facile de convaincre de l’intérêt de ses projets, surtout s’ils sont mal rédigés et que les bénéfices attendus ne sont pas essentiels, ou considérés comme tels.

On réalise les expériences prévues et on collecte les résultats.
Accessoirement on peut les mettre à disposition de la communautés scientifique pour qu’ils soient analysés par d’autres, aussi; ne pas oublier dans ce cas de préciser la méthodologie du travail montrant clairement qu’elles ont suivi les bonnes pratiques de laboratoire.

Analyser les résultats et conclure quant à l’hypothèse en évaluation : fausse, vraie ou données pas suffisantes pour se prononcer. Dans le dernier cas proposer les tests supplémentaires que l’on devrait réaliser pour aboutir à une conclusion franche.
Il est mauvais de conclure en laissant un flou installé sans proposer des nouveaux tests en les justifiant.

Accepter le verdict des résultats.
Quel qu’il soit

J’ajouterais une remarque à propos d’un des points qui revient souvent dans la discussion. Les biologistes sont accusés de ne pas répondre aux arguments anti-darwin ou de répondre la même chose. En fait ils répondent et ils répondent la même chose (à peu de choses près).
Pour l’instant il n’y a pas d’évidence que le théorie de l’évolution des espèces ne rend pas compte de résultats.

fait bien de rappeler que depuis la fin du 19ème siècle il y a des gens qui ânonnent les mêmes questions que Mivart et que depuis tout ce temps ils n’ont pas apporté la moindre preuve de leurs assertions, souvent présentées comme des vérités.

Les effets hilarants des callosités des autruches et/ou des phacochères sont indéniables. Ou ceux du « pont » entre écureuils volants et chauve-souris. D’autres sont plus subtils et demandent une certaine culture scientifique pour faire sourire, comme les explications d’, ou de Steele.

Redéfinir la Science pour permettre l’inclusion de surnaturel/métaphysique, ou même suivant la nouvelle tendance du disposant de la évoquant des forces naturelles inconnues, est un objectif que l’ partage avec la , l’ et quelques autres. Si ce n’est pas le cas, pour l’UIP, il peut se contenter du domaine philosophique (pas seulement en tant qu’association, mais aussi en surveillant les dires des membres du bureau d’administration), sans intrusions scientistes dans les domaines scientifiques et critiquer tout son soûl le « matérialisme philosophique ». Mais qu’il arrête avec ses sophismes face à des problèmes qui relèvent du matérialisme scientifique.

Read Full Post »

Comme Jean a parlé de Gould, dans les « Jean a dit« , je commence ce récapitulatif par la citation qui orne The Unofficial Stephen Jay Gould Archive.

Objectivity cannot be equated with mental blankness; rather, objectivity resides in recognizing your preferences and then subjecting them to especially harsh scrutiny — and also in a willingness to revise or abandon your theories when the tests fail (as they usually do). —

Ca n’a rien à voir avec la façon d’agir de Jean et c’est l’écart énorme qui sépare approche scientifique et la qui m’intéresse ici.

Il n’est pas question d’être amoureux de la science, seulement et de façon abstraite, de le prétendre avec force et majuscules, il faut aussi la respecter et la pratiquer de façon responsable, en suivant les règles. En évitant d’essayer de tromper les autres à base d’illusion logiques, de raisonnements circulaires et de fausses assertions1.

nous offre un des si on souhaite avoir une attitude sérieuse et à ce titre il pourrait être utile en enseignement :

  • ne mélangez pas les domaines, si vous voulez parler de science il y a des règles à respecter et ça fait partie du respect de l’intelligence de vos interlocuteurs
  • essayez de savoir de quoi vous parlez, ça fait toujours mauvais effet quand on se rend compte que vous ne connaissez pas les bases du sujet
  • ne pas parler d’une hypothèse en faisant semblant que c’est un fait, quel que soit votre désir que vous ayez raison
  • quand vous émettez une hypothèse, cherchez immédiatement après quels sont les tests qui permettent de la valider
  • faites les tests avant de commencer à casser les oreilles des gens, sinon présentez votre hypothèse assortie du programme de recherche nécessaire pour la tester
  • si des tests invalident votre hypothèse mettez la à la corbeille et revoyez votre raisonnement; ce n’est pas en répétant l’hypothèse encore et encore que vous arriverez à ce qu’elle s’avère vraie, la méthode Coué n’a jamais validé une hypothèse
  • Après avoir lu l’ et quelques un de ses autres commentaires, je me pose quelques questions qui ont avoir avec son attitude et son discours, qui sont composés d’à peu prèsà base de citation pas toujours bien calées dans le contexte2, de méconnaissance des sujets traités3, d’un égocentrisme clairement affiché4, de positions qui ne semblent pas être partagées par ses collègues5, de tentatives rhétoriques de faire apparaître un paquet d’hypothèses en tant que réalités6.

    Est-ce qu’il représente vraiment la position officielle de l’ ? Si oui, est-ce le résultat d’un consensus ? Qu’en pense le président de l’UIP, , lui, qui dit que si on doit chercher en dehors des zones éclairées par la Science il faut le faire sans les outils de la Science 6?

    Est-ce que la est au courant de la qualité du travail de Jean Staune, elle qui annonce : rigorous research and cutting-edge scholarship is at the very heart of new discoveries and human progress

    .

    Ce n’est pas Jean Staune en tant que personne qui m’intéresse, mais en tant que personnage porte-parole de l’UIP et de la Templeton Foundation dans les parages. Mais avant de critiquer les autres participants à l’UIP, ou la TF qui finance l’UIP, j’attends leurs points de vue sur l’undécalogue de Jean.

    [1] On peut aussi essayer de soigner l’expression, éviter les fautes d’orthographe etc., mais c’est largement secondaire.

    [2] Que vient faire Steve Johnson là dedans ?

    [3] Kallima

    [4] MOI MOI et encore MOI,

    [5] à l’intérieur de l’UIP votre serviteur et lui seul –contre l’avis d’autres membres de l’UIP

    [6] « Le principe anthropique super fort » et « illusions logiques, une collection« 

    [7] Conclusion de son intervention à l’émission de Jacques Pradel, sur Europe 1, le 8 sept 2006 (j’ai l’audio, en piètre qualité, disponible).
    Jean ayant oublié de mentionner les autres invités de l’émission, au point que j’ai cru avant de l’écouter qu’il n’y avait que deux invites, Lambert et Staune, je donne ici la liste des personnes présentes :

  • Jean-François Lambert Président de l’ Université Interdisciplinaire de Paris, Psycho-Physiologiste, Enseignant à Paris VIII
  • Josselin Morisson Journaliste au Monde des Religions
  • Yves Pakalet Philosophe, Spécialiste des Plantes et de l’ Environnement
  • Jean Staune Philosophe des Sciences
  • Read Full Post »

    la liste de Staune

    10) La stratégie du « vous vous répétez »

    Selon Patrick Tort, les non darwiniens ne font rien d’autres que répéter des critiques émises depuis plus d’un siècle telles que celles synthétisées par George Mivart en 1871. Chauvin lui a déjà répondu : « Si on se répète c’est que les darwiniens n’ont jamais répondu de façon convaincantes à nos critiques ! ».

    C’est en partie vrai. Ainsi Mivart nous dit que le but de son ouvrage est de « soutenir la position que la sélection naturelle agit, et doit vraiment agir, mais qu’elle doit encore, en vu de rendre compte de la production des sortes connues d’animaux et de plantes, être suppléée par l’action de quelque chose autre loi (ou d’autres lois) que l’on n’a pas jusqu’ici découvertes .

    L’intuition de Mivart, qui par ailleurs, était déjà totalement évolutionniste, est parfaitement exacte comme nous l’avons vu.

    Nous n’avons rien vu, et surtout pas « …quelque chose autre loi (ou d’autres lois) que l’on n’a pas jusqu’ici découvertes .« , c’est étonnant que Jean, comme beaucoup d’autres, soit obligé d’évoquer des « lois inconnues », qui le restent depuis si longtemps !

    Ainsi, lorsque Tort dans la préface du « Pour Darwin » note pour s’en offusquer que les « scientifiques de 1996 ont dû de nouveau répondre à Mivart » à travers leurs réponses aux non darwiniens, on peut pronostiquer que les darwiniens de 2006, 2016, et 2026 devront aussi répondre à certaines objections de Mivart car c’est lui qui a raison sur un certain nombre de points et il faudra bien le réhabiliter un jour.

    Notons au passage que Tort dit « les scientifiques » et non les « darwiniens », alors que les gens à qui ils répondent avec cet ouvrage (Denton, Schutzenberger…) sont des scientifiques avec des C.V. de haut niveau. Ce qui montre bien que pour Tort, la science s’arrête là où le Darwinisme s’arrête.

    Allez ! les CV de haut niveau, encore une couche d’arguments d’autorité ? Le fait est, qu’en biologie, la science de l’évolution s’arrête, au moins pour l’instant, au darwinisme. Ca ne veut pas dire que des hypothèses autres n’ont pas été émises. Il y a deux sortes, celles qui étaient des hypothèses testables, qui ont été invalidés par les résultats d’expériences, puis celles évoquant des « lois inconnues », sans modèle qui permette de les tester, et qui sont restées au stade d’hypothèses.

    Jean, qui est visiblement très au courant de ces théories, pourrait constituer un catalogue de ces hypothèses, assorties des modèles qui permettraient de les tester et d’une liste des équipes qui serait en mesure de réaliser les expériences ah hoc. Dans le genre :

      Hypothèse 1 : Lamarck avait raison

    • Test : démontrer que les callosités des genoux des autruches (phacochères ou autres) ne sont pas transmises génétiquement
    • Equipe(s) de biologistes/vétérinaires/statisticiens pouvant mener l’étude
    • Besoins spécifiques : élevage d’autruches (plus simple à trouver qu’un élevage de phacochères)**
    • Programme de recherches
      • identification de l’ensemble des gènes déterminant le phénotype « callosités »
      • sélection de mutants « sans callosités » et étude des formes alléliques « sans callosités »
      • induction de la formation des callosités
      • identification de l’altération d’un ou plusieurs gènes, suite à la formation induite de callosités, qui lors des croisements à venir, détermineraient le phénotype « callosités »
    • Résultats permettant de
      • infirmer l’hypothèse
      • affirmer l’hypothèse
    • Temps estimé de l’étude
    • Coût estimé de l’étude
    • Bénéfices espérés
    • ** La vente de la viande et des plumes des autruches permettra de diminuer le coût net de l’étude, nourrir, en partie les chercheurs, et leur permettre de s’amuser un peu.

    La liste de Staune ! De quoi vous rendre célèbre un bonhomme.

    Mais en fait, l’argument de la répétition justifié par l’absence de réponse convaincante des darwiniens n’est pas tout à fait exact. L’analyse du débat Mivart-Darwin (celui ci ajoutera un chapitre à la 6ème édition de « L’origine des espèces » en 1872 pour répondre à ses objections) montre que le débat a beaucoup progressé sur certains points du côté des non-darwiniens. Prenons la fameuse question du mimétisme. Mivart pense que les variations aléatoires s’annulant l’une à l’autre et que donc la sélection n’a de matière suffisante pour agir. C’est tout à fait faux. Puis il prend comme exemple un insecte qui ressemble à une brindille recouverte de mousse et déclare que la ressemblance est trop parfaite pour être du à la sélection naturelle. Darwin n’a pas de mal à lui répondre qu’il sous estime l’acuité visuelle des oiseaux.

    Mais si Mivart avait connu l’exemple du Kallima, Darwin aurait été obligé de lui répondre que les oiseaux sont des mycologues et qu’ils connaissent la forme de toutes les espèces de champignons pouvant se développer sur une feuille morte (c’est nécessaire pour passer de l’étape 5 à l’étape 6 comme je l’ai montré p. X). Et là il aurait été beaucoup moins crédible. Et qu’aurait-il répondu si Mivart avait su que les papillons comestibles imitaient des papillons comestibles ?

    Ah, les Kallima et Jean, c’est le grand amour ! Et comme souvent l’amour rend aveugle. Ce qui est étonnant, c’est que malgré le fait que Jean ne comprend pas grand chose au sujet de la théorie de l’évolution des espèces, il en arrive à nous dire ce que Darwin aurait répondu à Mivart 🙂
    Il semble que les « Jean a dit » sont un extrait du futur bouquin révolutionnaire que Jean est en train d’écrire. Il lui faudra de l’édition s’il abandonne l’exemple des Kallima comme il l’a annoncé ici [Je vais donc retirer l’exemple en question de mon livre. Merci Antoine si tu as d’autres éclair de génie n’hésite pas, je suis preneur !]. En attendant c’est Jean qui paraît moins crédible, plutôt que Charles.

    Si au niveau global Mivart avait raison en postulant la nécessité d’autres forces que la sélection naturelle, les 130 dernières années ont permis un développement très important des argumentaires non darwiniens.

    Hypothèse sur hypothèse et conclusion foireuse; Jean aime ce genre de raisonnements qui ne mènent nulle part. A croire qu’il veut embobiner quelqu’un. Mais qui ? Le lecteur ? Ses financiers ? Tout le monde ?

    tags : , ,

    Read Full Post »

    Older Posts »