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Archive for avril 2007

Il suffit que Jean Staune dise que c’est bien pour que cela devienne suspect. Ce n’est pas un a priori mais un a posteriori, après pas mal de pratique de .

Ainsi, quand il est intervenu pour se glorifier dans les commentaires de « Incursion« , je me suis dit que je devrais regarder de plus près ce qui a été dévoilé du libre du pape, pensant que j’allais trouver des couilles dans le pâté justifiant que ce qui a été dit dans la presse convienne à Jean. Bingo ! (Jean fait quasiment du 100 % pour l’instant).

j’en étais resté au de , sans lire plus.

« Benedict added that the immense time span that evolution covers made it impossible to conduct experiments in a controlled environment to finally verify or disprove the theory.
« We cannot haul 10,000 generations into the laboratory, » he said. (emphasis Oldcola)

C’est à se demander où les mecs vont chercher leurs informations. C’est vrai que ce n’est pas courant de travailler sur plus de 10000 générations, mais ça arrive bien sûr. Ratzinger n’est pas au courant, Staune je suppose non plus, sinon il aurait tiqué lui aussi.

Dans le labo de Richard Lenski, entre 1988 et 1999, 24000 générations de E.coli se sont déroulées. Le projet n’a pas été tenu secret, il y a un gros paquet (n=168 sur le lien donné) de papiers qui sont sortis, dont je ne citerai ici que Cooper, T. F., D. E. Rozen, and R. E. Lenski. 2003. Parallel changes in gene expression after 20,000 generations of evolution in E. coli. Proceedings of the National Academy of Sciences, USA 100:1072-1077 et Lenski, R. E. 2004. Phenotypic and genomic evolution during a 20,000-generation experiment with the bacterium Escherichia coli. Plant Breeding Reviews 24:225-265.

Pour avoir pratiqué pas loin de 75 générations d’affilée, je mesure l’ampleur du travail et je suis partisan des approches informatisées qui donnent les mêmes résultats avec des investissements (argent et temps) plus raisonnables.

Que Jean ne soit pas au courant je comprends, que Ratzinger ne le soit pas non plus, je comprends aussi; ses appréciations sont juste pifométriques.
Ca me rappelle quelqu’un dites donc…


Il y en a d’autres qui ont fait la même remarque. Pourquoi personne n’a posé la question de la théorie de la dérive des continents, testée en laboratoire à travers les âges ? Je sais que Jean aime ça 😉

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sacré Jean !

Je suis en train de continuer la critique du chapitre XI of the Book. Je crois que c’est Pangolina de Sur-la Toile qui a dit que Jean s’était mis à la comédie. Et elle n’a pas encore lu son livre. Elle a peut-être tort. J’ai encore piqué un fou rire dans le tram. Ce n’est pas que je n’avais pas lu le passage, mais il est tellement drôle, qu’à chaque fois je rigole. Comment voulez-vous que je fasse une critique en bonne et due forme quand je suis en train d’essayer de réduire l’hilarité que Jean provoque ?

Il y a u passage qui est mon préféré quand même, de tous les autres c’est celui-ci qui m’amuse le plus. J’essaie d’imaginer Jean avec son style bien personnel (allez voir sur les vidéos faisant la claque pour The Book) lire le passage sur les monstres prometteurs. Et ici il n’est pas seul en cause, il y a aussi son mentor (?), Marcel-Paul Schützenberger. Donc je suis obligé de les imaginer en duettistes.

Le gag, que je déflore, est celui des mutations coordonnées entre le bassin et l’oreille interne : « Donc l’australopithèque, heureux possesseur de la macromutation lui permettant d’être bipède, ne serait pas allé loin sans la mutation de son oreille interne nécessaire pour marcher droit » p. 294 § 3. C’est vrai, ces pauvres primates qui ne marchent pas droit doivent avoir une oreille interne atrophiée, qui les trahit quand ils sont en train de grimper sur les arbres et sauter de branche en branche, une oreille interne atrophiée, pas aussi développée que celle des primates qui marchent débout…

C’est à croire que ni Marcel-Paul ni Jean n’ont vu des singes. Allez, admettons qu’ils ont évité tous les documentaires animaliers, ne sont jamais allé au zoo, ni au cirque voir les chimps faire du vélo et marcher droit et certains de leur affaire n’ont pas cherché à se documenter (ce qui de le part de Jean ne semble pas impossible).
Mais imaginer qui ni l’un, ni l’autre, n’ont vu un enfant apprendre à marcher et se dire que la marche s’apprend, que le cervelet s’éduque, vous ne trouvez pas ça extraordinaire ? Et ils ne se sont pas posé non plus de questions quant à l’apprentissage supplémentaire qui permet de ne pas se casser la gueule à vélo, ou aux funambules d’avoir un sens de l’équilibre bien meilleur que la moyenne des gens. Ils bénéficieraient d’une autre macromutation coordonnée enclenchée par leur enrôlement au cirque ?

Sacré Jean ! Sacré Marcel-Paul !

Et, après avoir raconté un tel gag dans un chapitre intitulé « histoires comme ça », ça a la prétention de faire de la philosophie ou de la science.
Et il y en a qui financent ça, des mécènes du théâtre de l’absurde probablement, n’est-ce pas Dr Harper ?

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XI

On insiste souvent sur le fait que la théorie d’évolution des espèces, la biologie évolutionnaire, est mal comprise. Jean Staune se prête en exemple pour illustrer cet état des choses, certes pas volontairement, mais le résultat est là, fraîchement imprimé et donc destiné à rester dans l’histoire (avec petit « H »). Que je consigne son cas, porteur de la Staune touch!.

Le 15 septembre 2006 22:29:43 HAEC, Jean Staune m’adressait (parmi d’autres) le brouillon de son 11ème chapitre.

Ma réaction à chaud après la lecture a été la suivante :

16 septembre 2006 10:35:49 HAEC : […] A lire votre chapitre XI il est évident que vous ne réussiriez pas un examen portant sur la théorie néo-darwinienne de l’évolution; vous parlez d’un sujet que vous ignorez. Un peu comme B[snip] D[snip]. Pas besoin d’être un super-quoi que ce soit pour s’amuser avec vos tentatives pathétiques de réfuter une théorie que vous ne maîtrisez pas.
Vous aurez un cercle qui va vous applaudir, mais composé de personnes qui ne connaissent pas plus le sujet, que vous, des gens avides d’histoires pour enfants pour les rassurer avant le dodo. Si vous écriviez de la fiction il n’y aurait aucun problème…
Mais n’allez pas imaginer que votre prose puisse être considérée comme de la science, la désillusion, si un jour vous arrivez à évaluer la situation de façon lucide, pourrait être pénible. […]

Si le reste est du même acabit, mes condoléances anticipées pour votre « grande oeuvre »

En comparant avec le livre je mesure le travail qu’il a fourni en six mois (au moins pour améliorer ce chapitre en particulier) : peu et mal fait. Et mon message d’alors reste d’actualité.

Ce n’est pas seulement un « exemple d’ignorance », mais aussi un exemple des méfaits que peuvent occasionner les a priori quand il s’agit de réfléchir pour tenter d’expliquer un ensemble de faits.
Jean s’enfonce dans les détails à la recherche de son Dieu, évitant soigneusement de voir ce qui ne sert pas son dessein : trouver un dieu, qui que ce soit, où que ce soit, à condition qu’il existe.


En découvrant le nouveau titre, « Des ‘histoires comme ça' », je ne pensais pas que Jean avait décidé de nous raconter des « fairy tales », mais de nous parler à propos de. La technique de discussion est restée la même, pas la peine de revenir dessus pour l’instant.

Le langage est choisi pour renforcer le propos : téléologique à souhait avec des tournures de phrases façon prestidigitateur :

  • Gould, Dennet ou Dawkins, dans leurs bouquins, ne donnent pas des explications au sujet des exemples qu’ils présentent, ils racontent des histoires [« … de nombreuses autres histoires de cette nature, … » p. 268 § 8]
  • de même, il ne rapporte pas ce qui est connu au sujet des Lampsillis et des Kallima, non, il raconte, lui, deux histoire. En fait, au sujet des Kallima il raconte bien des histoires 🙂 Mais j’y reviendrai. [« Pour étudier cette question, commençons par deux histoires… » p. 271 § 4]
  • il ne parle pas d’évolution, mais de progrès, ce qui suppose qu’un objectif est fixé et que quelque chose, ou quelqu’un, tente de l’atteindre « Dans tous les cas (sauf dans le premier qui ne peut guère être à la source de grand progrès puisqu’il repose sur le seul hasard)… » p. 271 § 1]
  • comme d’habitude (par ceux qui ont du mal à intégrer le darwinisme), il dissocie allègrement source de variance (mutations) et sélection; il a beau savoir qu’il ne faudrait pas le faire [« Or, le darwinisme, ce n’est pas cela, insistent les darwiniens (sic) : c’est le ‘hasard couplé à la sélection naturelle’ » p. 271 § 1]. Trois lignes en dessous, il part sur la base de : « Ainsi, la question fondamentale nécessaire pour juger de la validité du darwinisme devient : ‘Quelle est la puissance exacte de la sélection naturelle ?’ » p. 271 § 2]1
  • les papillons ne se ressemblent pas, ils s’imitent ! Les motifs sur leurs ailes ne ressemblent pas à ceci ou cela, ce sont les papillons qui l’imitent2. Non pas seulement ils s’imitent entre eux, mais c’est dans un certain sens : les comestibles imitent les non-comestibles ! Eh oui, le papillon moyen serait un fin toxicologue (Jean, j’ai failli cracher mon Perrier par le nez 🙂 )Ou peut-être pas, des fins statisticiens – démographes – lépidoptéristes voués à l’étude de l’incidence des motifs sur la survie des cousins3. Dans le monde merveilleux de Disney Jean Staune, les papillons sont ainsi. Ah, l’activité imitante de la nature, de Remy Chauvin, qui joue des tours à son admirateur, qu’est Jean.

Jean Staune, en fin connaisseur du néodarwinisme et peut-être même biologiste qui a raté sa vocation, s’aventure à proposer des scenarii de la façon dont l’évolution s’est passé, ou a nous expliquer ce que la biologie évolutionnaire nous propose : « Ainsi, ‘face à un organe ou une fonction quelconques il n’existe qu’un nombre limité d’explications possibles à son existence, dans un cade néodarwinien. » p. 270 § 5. Et à nous sortir quatre cas de figure. Bah, manque de synthèse. Un seul cas de figure suffit amplement pour tout inclure, y compris ce que Jean a oublié 😉
Il/elle est là par hasard, produit d’une ou plusieurs mutations, ne servant rien (les mutations), sélectionné(e) par des conditions particulières et transitoires du milieu4.

Le plus bidonnant est la séquence évolutionnaire ayant abouti à ses Kallima chéries à imitation experte d’une espèce de champignon particulière.
La séquence qu’il propose lui est nécessaire pour blablater. Or, c’est un choix arbitraire, et il le sait. En admettant les six étapes que Jean définit, la séquence proposée n’est qu’une de 720 possibles; je subodore qu’il n’a pas examiné les 719 restantes. Je les lui ai préparées pour qu’il puisse s’y employer5.
Ce qui ne signifie pas que ces six étapes existent ailleurs que dans l’imagination de Jean.
Il est au courant que certains Kallima n’ont pas de motifs proches de près ou de loin à des champignons. Ce qu’il semble ignorer, c’est qu’il y a des Kallima qui semblent infectés par des champignons d’autres genres. En fait, il semble qu’il est très difficile de trouver deux Kallima identiques. Il y a un continuum de variations de motifs qui ressemblent plus ou moins à ceci ou cela. planche de Kallima iachus

Je me demande combien d’espèces de champignons différentes un mycologue pourrait reconnaître s’il disposait de quelques milliers de Kallima 🙂 Pas une particulière en tous cas.
Bah ! Une feuille pourrie par l’un ou l’autre champignon, c’est toujours une feuille pourrie; Beurk dirait l’oiseau non-mycologue certes, mais ayant déjà tenté de manger quelque chose qui ressemble à un Kallima-feuille-pourrie, une vraie feuille pourrie, même vaguement pourrie, beurk, beurk, beurk.

Commençons par cette ressemblance entre papillons toxiques et non-toxiques. Si les papillons ressemblant n’habitent pas au même biotope (et là le biotope en question n’est pas uniquement celui des papillons eux-mêmes mais aussi de leurs prédateurs, n’oublions pas que papillons et oiseaux sont migrateurs, pour certains) que les papillons toxiques il n’y a aucun avantage à tirer d’une ressemblance fortuite. Mais si les prédateurs goûtent des papillons soit toxiques, soit simplement pas comestibles parce que infectes au goût, ceux qui leur ressemblent auront un avantage partagé (pas intentionnellement). Il est intéressant de noter que même si les espèces toxiques apparaissent une fois la ressemblance avec les non toxiques est en place, le bénéfice sera partagé. Il n’y aucune raison pour que la ressemblance soit établie avant ou après la toxicité de certains. Il n’y a pas de sens. Comme il n’y a pas d’imitation intentionnelle. Le sens a été introduit par Jean Staune juste parce que ça l’arrange.

Revenons aux Kallima. Les Kallima n’imitent rien du tout. Certains motifs des ailes des Kallima, qui sont fortement polymorphes, peuvent ressembler suffisamment à l’une ou l’autre des espèces de champignons qu’un mycologue connaît. Nous ne savons pas quelle espèce de champignon Roger Heim a cru reconnaître. Est-ce important ? Bien sûr, pour au moins deux raisons : il faudrait savoir quel est le polymorphisme des « taches » du champignon lui-même, s’il est un tant soit peu polymorphe qu’il y ait coïncidence entre les deux « systèmes de taches » n’est pas étonnant – et il faudrait aussi savoir à quelle étape de l’infection ressemblent les taches, mais là je rentre dans les détails franchement visuels pour JS;
😉
puis j’aimerais savoir si le dit champignon est endémique en Ceylan, puisque si ce n’est pas le cas il n’y a aucune raison que son imitation soit considérée par les prédateurs 🙂 Ou par quiconque d’autre.
Enfin, toujours est-il que les Kallima sont d’un polymorphisme fort agréable.

Reste l’autre côté du problème Kallima. Comment ça se fait que les oiseaux ne les ont pas tous boulottés ces papillons si voyants pendant qu’ils volent ? En dehors de l’hypothèse banale que comme tout équilibre proie/prédateur les Kallima doivent se reproduire suffisamment pour remplir la partie de l’estomac de leurs prédateurs qui leur est réservée, il est probable que leur design voyant soit un camouflage bien efficace quand les Kallima sont ailleurs que sur des branches mortes. Disons sur des feuilles vertes, troncs, ou même sur des fleurs !
Une dernière chose au sujet des Kallima.

Bien sûr vous savez que la couleur des papillons n’est pas due à des pigments. Non ? Eh bien googlez un peu tous seuls ou allez direct chez Daniel Cordier et cherchez « iridescence ». Ce qui est intéressant est que l’angle sous le quel est vu un papillon et l’angle d’incidence de la lumière va le rendre voyant ou non ! 🙂 Vous me voyez venir ? Maintenant, même si vous saviez ceci allez voir l’animation morpho que Daniel Cordier présente. Intéressant. Pendant le vol les Kallima doivent être plus ou moins voyantes suivant l’angle des ailes. OK, ça serait mieux si je montrais que la « couleur » du Kallima change suivant l’angle, plutôt que de parler des Morphos.
Kallima afu
Aile gauche « bien bleue« , aile droite nettement moins bleue. Une autre illustration du même phénomène avec un Kallima.

Sous cet angle ni bleu ni orange. Ca fait plutôt feuille morte, non ? Alors pourquoi sous certains angles les Kallima voudraient avoir des belles couleurs voyantes ? Est-ce probable que ce soit pour les amours ? Après tout ses papillons doivent bien vouloir se reproduire aussi, ils ne doivent pas passer leur temps à se cacher.

Ras le bol avec les Kallima, je n’ai pas l’étoffe d’un lépidoptériste. Passons aux Lampsilis. C’est vrai qu’ils sont étonnants ces bivalves.

Jean (et peut être Chauvin) se demande pourquoi la sélection aurait privilégié les Lampsilis dont les oeufs ne sont véhiculés que par les branchies des poissons qui les attaquent les prenant pour de la nourriture. Ca lui semble paradoxal. 😀

Jean doit ignorer que les Lampsilis vivent en eaux douces, dans des rivières. Et ils ne nagent pas. Il leur est donc très difficile de remonter le courant. S’ils laissent leurs oeufs dériver ils finiront à la mer, c’est simple, ce n’est pas la peine d’avoir un QI supérieur à 100 pour s’en rendre compte.

Les oeufs des Lampsilis peuvent diffuser vers la source de la rivière, en eau douce, et coloniser un milieu dans lequel ils ont moins de compétition. Ca crève les yeux, pas besoin d’être un expert ès Lampsilis pur s’en rendre compte.

Si on se pose la question de savoir si une membrane qui ressemble pas encore à un poisson pourrait être fonctionnelle en tant que leurre, il suffit de regarder Ligumia recta. Oui, ça fonctionne 🙂 Il ne s’agit pas de pastiche de poisson, il s’agit de leurre, vu Jean ?

Comment est-ce possible ? C’est un leurre, juste un leurre, les poissons l’attaquent pour manger, pas pour lui faire la cour. Il suffit que ce soit appétissant, et les poissons trouvent appétissantes des chose étonnantes, à conditions qu’elles aient la bonne couleur et le mouvement qui va avec. Aller voir les mouches de Jacques Héroux pour comprendre de quoi je parle. Puis googlez aussi un peu, le Net est rempli de choses extraordinaires que les poissons voudraient manger et qui ne ressemblent pas à un poisson particulier.

A la place de Jean Staune j’aurais choisis quelque chose de plus étonnant que les Lampsilis, disons les Ouachita kidneyshells, qui ont des ovisacs avec yeux et bouche. Mais ils n’ont rien de non darwinien eux non plus 😉 Ils représentent une autre étape dans une série de leurres plus ou moins efficaces qui permettent aux unionids de remonter le courant sans qu’ils sachent nager. Et tout marche, même ce qui ressemble le moins à un poisson.

A suivre…


1 – Merde Jean ! Lis ce que tu écris au moins. Mutations + Sélection. Tu devrais le copier quelques centaines de fois pour que ça rentre.

2 – On imaginerait une convention annuelle de papillons, qui font des présentations sur les avantages et inconvénients des divers camouflages et un défilé des dernières créations alliant sex appeal et sécurité forestière. Ainsi, les Catopsilia pomona pourraient discuter avec les Kallima pour savoir s’il vaut mieux imiter une feuille verte ou une feuille morte.

3 – Fins quelque chose mais pas fins mycologues !

4 – Tu vois Jean, ce n’était pas si compliqué que tu aurais pu le penser. En plus, tu oublies régulièrement la notion du transitoire. L’essentiel des espèces ont déjà disparu, n’oublies jamais ça. Je sais que tu t’imagines éternel, mais …

5 – La liste complète, balisée en html a été générée en moins de trois minutes Jean, ne crains pas que je perde mon temps pour toi.

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une de faite

1/ Kallima ressemblant à une feuille morte mais sans tâches sur les ailes.
2/ Kallima avec des tâches sur les ailes.
3/ Kallima avec des tâches sur les ailes ressemblant vaguement à un champignon.
4/ Kallima avec des tâches sur les ailes ressemblant vraiment à un champignon.
5/ Kallima avec des tâches sur les ailes ressemblant un peu à une espèce particulière de champignon.
6/ Kallima ressemblant à une feuille morte avec des tâches sur les ailes ressemblant exactement à une espèce particulière de champignon.

Plus que : (suite…)

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La nouvelle bannière d’iorsd présente Lampsilis ovata (Lineage( abbreviated )Eukaryota; Metazoa; Mollusca; Bivalvia; Palaeoheterodonta; Unionoida; Unionoidea; Unionidae; Lampsilinae; Lampsilis)

Les Lampsilis sont des bivalves qui présentent des leurres ressemblant à des poissons; c’est le cas de L. ovata que Jean montre dans son livre en noir/blanc, ce qui ne fait pas honneur à la qualité du leurre, que vous pouvez voir nettement mieux ici, mais aussi de L. cardium (img 1, img 2, img 3) ou L. reeveiana (img 1, img 2 – animated gif, mov 1, mov 2). Ceux décrits ci-dessous présentent le leurre attaché aux bords de la coquille, tandis que L. perovalis le laisse nager attaché par un long fil de mucus (img 1, img 2, img 3, img 4, mov 1)

On trouve les Lampsilis aux USA, en eaux douces, mais aussi dans le bouquin de Jean. Et il y a des choses à dire à propos de ces bivalves bien bizarres.

Pour la petite note d’humour, cette photo de Black Sandshell photoshopée, issue de la Unio Gallery : Ligumia recta

Barnhart, M. C. 2006. Unio Gallery: http://unionid.missouristate.edu.

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Incursion

est pour l’évolution théiste. Ce qui ne signifie pas grand chose en soit, puisque le théos peut intervenir à n’importe quel moment pour remettre les pendules à l’heure dans l’imaginaire catholique.

Il ne soutient pas l’, mais semble soutenir le Rational Design, avec quelques couilles dans le pâté :

Source: Benedict argued that evolution had a rationality that the theory of purely random selection could not explain.
« The process itself is rational despite the mistakes and confusion as it goes through a narrow corridor choosing a few positive mutations and using low probability, » he said. (emphasis mine – OldCola)

🙂 pour le Pape donc.

Bon, du coup Denyse O’Learry ne semble pas être contente et en bonne communicante elle essaie de prendre le taureau par les cornes :

No, I’ll bet B-16 doesn’t think that either. For a more credible idea of Catholic thought on the subject, go here

[here linked to ARN, one of her own post dated 06/07/06!
Denyse knows better and in advance ;-)].

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La première question qui vient à l’esprit quand on a fini la lecture du dernier bouquin de Jean Staune est : Pourquoi ?

Est-ce qu’il s’adresse aux croyants de telle ou telle religion pour justifier, étayer leur croyance ? Non, sauf si un mélange d’hypothèses non soutenues par des éléments logiques sont à même de renforcer le credo religieux des gens.

Ce n’est pas un livre destiné aux scientifiques non plus, qui au mieux rigoleront un coup, au pire (et à tort) risquent de s’énerver.

Rien de nouveau pour les philosophes des sciences non plus, l’argumentaire de Jean Staune ressemblant plus à ce qu’un étudiant de maîtrise pourrait faire. Rien de nouveau dans l’escarcelle des non-matérialistes, comme Jean appelle les spiritualistes, à part un argumentaire qui ne mérite pas le qualificatif.

La même volonté de confusion entre le matérialisme philosophique et le matérialisme méthodologique que d’habitude, deux domaines que même les gens de la John Templeton Foundation évitent de mélanger. Il n’est pas impossible que des fondamentalistes veuillent les confondre, de l’un ou l’autre camp, pour défendre leur bifteck. Mais ici la confusion ne sert même pas ce cas, elle est plutôt due à la confusion de compréhension, me semble-t-il.

Avec un minimum de présupposés philosophiques et religieux, minimum en termes d’énoncé, mais porteurs d’un maximum de sens Jean Staune espère que l’édifice d’hypothèses émises pourraient convaincre … Qui ? Au sujet de quoi ? Fichtre, je n’en sais rien.

Ses présupposés sont clairement annoncés à la première page de son texte :

Le monde où nous vivons ne peut être compris à partir de lui même. Il y a une incomplétude radicale de ce monde : sans l’intervention des esprits, des dieux ou de Dieu, il n’y a pas d’explication cohérente du monde qui tienne. Il est donc nécessaire de faire appel à un autre niveau de réalité dont on ne sait presque rien… sauf qu’il doit forcement exister.

Départ vers une boucle de raisonnement qui lui permettra pas de démontrer quoi que ce soit.

Je suis resté avec l’impression désagréable de lire les notes, vaguement organisées, d’une personne qui tente de se persuader elle-même, plus que ses lecteurs , du bien fondé de ses a priori. Se persuader qu’il est autre chose que homo economicus ou homo ludens ou qu’un paquet de neurones, une approche bâtarde entre pseudo-science, pseudo-philosophie et pseudo-religion, destinée peut-être à venir en aide à une foi défaillante, qui aurait besoin d’être soutenue, quite à ce que ce soit par des illusions logiques, pour exister.

Avant la lecture de ce livre j’en voulais à Jean Staune parce que je le suspectais de vouloir leurrer surtout les autres, aujourd’hui je me demande si ce n’est pas lui-même qu’il tente de leurrer, plus que son lectorat; qu’il garde ses illusions si elles lui sont nécessaires pour fonder sa foi et que cette dernière est une requis pour sa stabilité personnelle, mais pourquoi cette volonté de persuader d’autres au sujet de ses fantasmes ?

Ceux dont le credo religieux est fort, quel qu’il soit, ne gagneront rien à cette lecture et risquent plutôt d’être irrités par un oecuménisme « ramasse tout ». Qui est étonnant de la part d’un converti au catholicisme (initialement baptisé orthodoxe), acte qui pourrait être interprété comme une volonté de préciser son credo, mais qui semble avoir évolué vers le « catholique hérétique », notion qui porte la Staune touch! Et qui semble dériver vers le spiritualisme de la pire espèce, qui fait feu de tout bois; l’étiquette « scientifique » lui échappant il s’accroche à celle de « philosophique« , évitant celle de « religieux« . Les scientifiques pousseront un soupir de soulagement et les philosophes n’ont qu’à bien se tenir.

Ceux dont le credo religieux est inexistant ne trouveront rien dans le livre qui puisse les ébranler : Si ma tante en avait il serait mon oncle; si c’était mon oncle il aurait pu tomber BB; s’il avait tombé BB il serait bien introduit dans les milieux du cinéma; si ma tante en avait, était mon oncle, avait tombé BB et était bien introduit dans les milieux du cinéma il aurait pu me présenter Nicole K.; j’aurais pu tomber Nicole K. et être un homme heureux 🙂 C’est le style général. Un bon bouquin, quelconque, de Fantasy ou de Science Fiction leur fera le même effet.

Enfin, les petits curieux qui voudraient voir peuvent toujours faire un tour sur le site de Jean Staune. Ca sera suffisant. Tout y est, y compris le fameux « ça ne prouve pas (mais ça rend plus probable/credible) » qu’il utilise pour dire que ses hypothèses rendraient plus probable l’existence du surnaturel.

Il y aura certainement quelques personnes qui trouveront le livre intéressant, mais probablement, parmi celles citées (ah l’ego ! et Jean conscient de ça il en cite tellement que l’on se demande quelle est sa contribution à part avoir composé ce puzzle hétéroclite), ou, traversant les eaux troubles de l’incertitude au même titre que Staune (je suppose).
A ces « le cul entre deux chaises » je ne peux que souhaiter qu’ils trouvent une voie qui leur apportera des satisfactions, soit-elle celle de la religion. Mais ils trouveront certainement des lectures plus inspirées, que ce soit au rayon Religions-Esoterisme ou au rayon Sciences.

Franchement, je préfère largement un croyant qui n’en a rien à foutre de ce que la Science dit de ses croyances, même un YEC, que le délabrement neocréationiste de Jean Staune.

Je ne jugerai pas de ce qu’il avance au sujet d’autres domaines que la biologie. De toute façon il n’en tire que des hypothèses, pour soutenir des hypothèses, pensant apparemment qu’en aligner plusieurs améliorerait la vacuité de son propos; et il aboutit à des hypothèses en espérant qu’elles rendraient « plus probable » l’existence de ses fantômes.
Je reviendrai sur son acharnement contre le darwinisme. Il a fait un bel effort avec l’exemple sur les Kallima, et il s’y est tenu bêtement, sachant qu’il n’est pas à même de le soutenir sur le plan scientifique. Il va jusqu’à proposer une série de manips impossibles à réaliser, à cause de l’isolement de la région concernée. Pensant qu’il laissera planer un doute qui lui profiterait.
Je commenterai son exemple, et je discuterai du pourquoi les dites manips ne sont pas nécessaires pour montrer qu’il a tort.


Addendum : Je suis gêné par cette nouvelle perception de Jean Staine, qui fait que j’aurais plus envie de le plaindre que de lui voler dans les plumes. Parce que c’est toujours le même illusionniste logique dont le discours me paraît tout aussi toxique, intellectuellement toxique.

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